Musée communal

Musée communal
40, rue de la Charrette
02.762. 62. 11
02.774. 36. 37
musee.museum@woluwe1200.be
        
Le musée communal est accessible durant les expositions temporaires.
Le centre de documentation du musée communal est accessible toute l’année,
uniquement sur rendez-vous,
du lundi au vendredi
de 10h à 12h et de 14h à 16h

 

Activités

  • Restauration et l’entretien des locaux
  • Conservation des collections
  • Réalisation de l’inventaire général des collections
  • Ouverture des locaux au public et la mise en valeur des collections
  • Organisation d’un centre de documentation relatif au passé de Woluwe-Saint-Lambert et de ses habitants, comportant une bibliothèque, un dépôt d’archives, un fonds iconographique et une cartothèque
  • Mission générale d’éducation permanente et d’information par l’organisation d’expositions et la réalisation de publications

L’histoire du Musée communal en quelques mots

Aux origines du parc de Roodebeek

Les terrains qu’occupe aujourd’hui le parc de Roodebeek dépendaient aux XVIIème et XVIIIème siècles de la ferme Ten Steen, autrefois située chaussée de Roodebeek (à hauteur du n° 65) et qui fut la propriété des Jésuites de Bruxelles jusqu’en 1773. En 1879, un cultivateur de Roodebeek entreprit d’exploiter le sable et les pierres sur l’une des parcelles contiguës à l’actuelle rue de la Charrette. Les pentes fort raides qu’on peut encore observer de nos jours dans la partie basse du parc (comprise entre le Musée communal et la Prinses Paolaschool) gardent le souvenir de cette carrière.

La propriété Devos

En 1884, Émile Devos, menuisier entrepreneur bruxellois, entre en possession d’une partie du terrain exploité par la carrière. Attiré par le cadre champêtre qu’offraient alors les coteaux de Roodebeek, Émile Devos y construisit une maisonnette qui lui fit d’abord office de maison de campagne. En 1893, de concert avec sa première épouse Caroline Van Hooste, il entreprit d’agrandir sa maison. Dès ce moment, il lui donnera l’aspect extérieur d’un édifice rural brabançon éminemment pittoresque pourvu de pignons à gradins.

L’intérieur sera orné de boiseries finement ouvragées (lambris, plafonds et cheminées) et les murs recouverts de carreaux de céramique hollandais provenant essentiellement de Makkum, petite ville de Frise où une entreprise familiale, toujours en activité de nos jours, y détient l’exclusivité de la fabrication depuis le XVIIème siècle.

Ceramique musee

Musée: céramique Majolique

Émile Devos ne tarde pas à en faire sa résidence permanente comme le démontre sa domiciliation Musée: rotonde dans notre commune en janvier 1896. Entre-temps, devenu veuf, il se remarie en 1899 avec une jeune artiste lyrique, Lydie Bricoult. C’est avec elle qu’il achèvera la construction et la décoration de la maison. C’est pour elle qu’il édifiera en 1912 l’étonnante rotonde, attenant à la maison et visible du parc, où se pratiqueront régulièrement des séances de spiritisme. Car, conforme à un passe-temps en vogue dans les milieux aisés de la Belle Époque, Lydie Bricoult est une adepte des tables tournantes!

Émile Devos étoffe sa propriété et plante de nombreux arbres qu’il dispose ici en allées, là en bosquets. On y trouve de multiples essences, certaines communes à nos régions, telles le hêtre, et d’autres, plus rares. Il n’aura de cesse qu’il ne préserve ce splendide massif boisé, notamment contre les émanations néfastes émises par les briqueteries toutes proches et que les vents d’est chassent sur sa propriété.

Musee rotonde

Depuis 1945

Un curieux hasard va réunir, après la seconde guerre mondiale, le domaine d’Émile Devos à la propriété du peintre Constant Montald, de moindre ampleur. Les deux familles n’ont aucun héritier direct. Par testament, Lydie Bricoult, veuve d’Émile Devos depuis 1942, fait don de ses biens à la commune de Woluwe-Saint-Lambert, à la condition expresse que la maison devienne un musée et que le parc soit ouvert au public (il sera inauguré en 1948). Les clauses du testament prennent cours en 1945, date du décès de Lydie Bricoult.

Constant Montald, veuf depuis 1945, meurt des suites d’un accident de la circulation. Son seul héritier, Jean Goffin, neveu de son épouse, finit par vendre la propriété (villa, parc et jardins compris) à la commune de Woluwe-Saint-Lambert, qui se voit ainsi dotée d’un ensemble remarquable d’intérêt à la fois artistique et naturel.

Après de multiples aménagements destinés à l’adapter à sa fonction de musée, la maison Devos est ouverte au public en 1950. Durant une dizaine d’années, elle accueillera de nombreuses manifestations culturelles sous la houlette de sa conservatrice Marie-Thérèse Van Eeckhout, du folkloriste Albert Marinus et de Pierre Levie, échevin des Beaux-Arts (1947-1955). En 1966, de nouvelles transformations accentueront l’aspect histoire locale des collections.

 

Musee salle

L’équipe de travail qui a repris la gestion du Musée en 1984, propose de multiples activités, notamment des expositions, ayant trait au domaine de l’histoire en général et au passé de Woluwe-Saint-Lambert en particulier. Elle se charge aussi de la conservation, de l’entretien et de l’accroissement des collections du musée.